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Presse VE Tomasz Rossa grande

Vincent Engel è scrittore, drammaturgo e sceneggiatore. Inoltre, è professore di letteratura e di storia delle idee all’UCL e all’IHECS, e cronista politico per Le Soir e la RTBF.

Specialista della letteratura dai campi e appassionato di storia del XX secolo, ha pubblicato molti saggi e numerosi articoli su questa storia e sulle ideologie che l’hanno forgiata. Nella sua cronaca settimanale sul sito di Le Soir, sviluppa da 3 anni, ogni week-end, un’analisi politica sui «nemici interni della democrazia» .

Nei suoi romanzi – una ventina pubblicati fino ad oggi, fra cui molti tradotti e premiati -, pièces e sceneggiature, la storia è raramente assente, quando non è il soggetto principale, come in Oubliez Adam Weinberger(1)

 

1) Fayard, 2004.

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Presse VE Tomasz Rossa grande

Vincent Engel es escritor, dramaturgo y guionista. También es profesor de literatura e historia de las ideas en la ’UCL y à l’IHECS, y cronista político de Le Soir y la RTBF.

Especialista en literatura de campo y apasionado por la historia del siglo XX, ha publicado varios ensayos y numerosos artículos sobre esta historia y las ideologías que la conformaron. En su columna semanal en la web de Le Soir, desarrolla desde hace tres años, cada fin de semana, un análisis político sobre « los enemigos interiores de la democracia ».

En sus novelas -una veintena publicadas hasta la fecha, varias de las cuales han sido traducidas y premiadas-, obras de teatro y guiones, la historia rara vez está  ausente, cuando no es el tema principal, como en Oubliez Adam Weinberger(1)

 

(1) Fayard, 2004.

 

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« Quand le réel est plus bégueule que la langue* De ce qui cesse de ne pas s’écrire de la démocratie » par Marco Mauas

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On s’accorde à dire que la démocratie est nécessaire, condition absolue et préalable, pour que vive et respire le discours analytique. Celui-ci selon Lacan « vaut d’être porté à la hauteur des plus fondamentaux parmi les liens qui restent pour nous en activité » (1). Qu’est-ce à dire sinon que, grâce à l’existence de ce discours, les signifiants-maîtres des autres discours sont interrogés ?

La démocratie existe depuis bien plus longtemps que le discours analytique. La Grèce antique, première démocratie connue, a pu condamner Socrate à mort pour l’incidence de sa parole, parole prononcée et jamais écrite. Le désir de Socrate est considéré par Lacan comme un problème non résolu, voisin de sa question sur le désir de l’analyste. La politique comme telle ne pourrait fournir le levier moteriel pour en savoir plus sur ce qu’est l’essence de la démocratie. Il y a des conditions dans la démocratie, datées, qui se révèlent fortuitement plus favorables à l’existence du discours analytique – des contingences (réelles) ; des coupures (symboliques) dans la démocratie ; le pas-tout de la démocratie.

***

En Argentine, mon pays natal, on se demande aujourd’hui quel a été le moment historique précis où la psychanalyse lacanienne a fait son entrée dans la société.

Il semblerait qu’un accord se dégage sur le fait que, bien avant le coup militaire du général Ongania en 1966, Oscar Masotta, qui a contribué à l’introduction de l’enseignement de Lacan en langue espagnole, avait commencé à donner des conférences et à animer des groupes d’étude autour de Lacan. Cela viendrait démentir (ou pas) l’opinion répandue selon laquelle des groupes d’étude sur l’enseignement de Lacan auraient constitué une sorte de refuge en marge des universités, échappant à la persécution des professeurs et des intellectuels. On entend que, dans certains cas, ces groupes d’étude auraient permis de sauver la vie d’un certain nombre de jeunes, en leur évitant d’être embarqués dans la lutte armée contre cette dictature militaire comme dans celles qui suivirent.

Dans ce débat, on entend aussi que la psychanalyse lacanienne aurait vraiment pénétré en Argentine en 1983, c’est-à-dire dès l’établissement du gouvernement démocratique du président Raoul Alfonsin. Les conditions du discours psychanalytique ne sont pas celles de la dictature, mais bien plutôt celles de la démocratie. Démocratie rétablie, devrait-on ajouter, ou démocratie 2.0, parce que personne ne sait quel sera son destin. Le sens du mot démocratie est aussi sujet de débat – son extension et les changements dans sa signification (2).

***

Quelques années avant la dictature du général Videla, qui commença en 1976, j’avais, comme jeune médecin, commencé à recevoir des patients en analyse. Dans mon cabinet, il n’était pas rare, pendant la nuit, d’entendre la sirène des forces paramilitaires ou des tirs d’armes à feu. Un de mes jeunes patients, qui militait dans une organisation armée, fut porté disparu : desaparecido ! Il avait laissé l’argent pour le règlement d’une séance auprès d’un proche, qui fit le geste de me l’apporter, m’apprenant cette soudaine absence.

La pratique de la psychanalyse, dans ces conditions, était-elle possible ? Comment ? Aujourd’hui encore, je me pose la question.

***

Parti pour Israël, immédiatement après la guerre des Malouines, sans avoir pu voir de mes yeux l’assomption d’un gouvernement démocratique dans mon pays d’origine, j’ai fondé avec quelques collègues le « Mouvement freudien en Israël ». L’intérêt pour nos activités, bien accueillies d’emblée, fut presque immédiat. Dans ce pays, l’épouvante n’était pas moins présente en 1985 qu’en Argentine. La Shoah était omniprésente dans les conversations. Récemment arrivé, je me disais que ce murmure continu constituait un savoir. Je supposais « au pays » le savoir sur l’horreur de la Shoah.

C’est seulement bien des années plus tard, à la faveur de la relecture d’un texte de Saoul Friedlander et touché par la douleur de la perte de cet homme de valeur que fut Claude Lanzmann, que j’ai pu méditer avec un peu plus de finesse sur ce qu’avait pu être une des conditions au moins de la réception du discours analytique lacanien en Israël.

Shoah a été produit et diffusé par Lanzmann en 1985 – la même année que les activités du groupe lacanien en Israël. La première conférence sur l’histoire de la Shoah eut lieu en Allemagne, en 1984, à Stuttgart. Avant cette conférence et avant la sortie de Shoah, selon Friedlander, seule la diffusion de la série américaine Holocaust à la fin des années 1970, avait pu faire émerger, dans le monde occidental en tout cas, la question : « Qu’est-ce que cette histoire ? » Non pas qu’en Israël tout le monde connaissait à l’époque les horreurs de la Shoah. Mais, dans le monde qu’on appelle « civilisé », cette question n’a légitimement pu être posée que dans les années 1980. Et pas sans les résistances les plus obscures. Friedlander mentionne notamment la « querelle des historiens » en Allemagne, en 1986, dans laquelle des historiens tels que Erns Nolte et Andreas Hillgruber avaient tenté de défendre le III e Reich ; selon eux, on ne devait pas oublier le péril représenté par le régime soviétique et ses crimes contre lesquels le III e Reich s’était dressé.

Bref, une nouvelle ère s’ouvrit dans les années 1980

C’est bien des années après le Tribunal Eichmann en 1961 et la fondation du musée de la Shoah, Yad Vashem, en 1948 puis 1953, qu’en Israël nous avons ouvert la porte au discours de Lacan, discours qui vivifie, discours vivant. Lacan avait raison quand il formulait en 1967, dans sa proposition sur la passe, que dans le cas du camp de concentration, « La troisième facticité, réelle, trop réelle, assez réelle pour que le réel soit plus bégueule à le promouvoir que la langue, c’est ce que rend parlable le terme du camp de concentration, sur lequel il nous semble que nos penseurs, à vaguer de l’humanisme à la terreur, ne se sont pas assez concentrés. » (3) La langue, moins bégueule que le réel, pour promouvoir cette facticité réelle : ainsi dans Shoah Lanzmann utilise-t-il uniquement des témoignages de vivants, et a refusé d’utiliser des scènes scénarisées. C’est la langue des survivants et des témoins qu’il explore, jusqu’au témoignage étonnant de Ian Karski, qui finit par conclure qu’il ne croit pas qu’il soit possible de comparer la Shoah à rien de connu, ni même d’arriver à la comprendre.

Peut-être qu’en Argentine aussi, seule une démocratie rétablie, renouvelée, a pu offrir une langue pour le discours de Lacan après la dictature et les desaparecidos. Démocratie pas-toute. Pas de démocratie qui vaille qui ne soit interrogée par le discours analytique.

*Ce texte a été diffusé une première fois dans Lacan Quotidien, n° 802, le 25 nov. 2018, à retrouver ici

 

1 : Lacan J., Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 518.

2 : Cf Leonhardt D., « The Growing Crisis of Democracy”, New York Times, 17 octobre 2018, à retrouver ici

3 : Lacan J., Autres écrits, op. cit., p. 257.

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Gianfranco Pasquino, laureatosi con Norberto Bobbio in Scienza politica e specializzatosi con Giovanni Sartori in Politica comparata, è Professore Emerito di Scienza Politica nell’Università di Bologna nella quale ha insegnato dal 1969 al 2012. Ha ricevuto tre lauree ad honorem: dalle università di Buenos Aires, di La Plata e di Cordoba.  Nell’agosto 2014 è stato nominato “Huésped de honor” della Città di Buenos Aires.

Già direttore della rivista “il Mulino” e della “Rivista Italiana di Scienza Politica”, di cui è stato uno dei fondatori, è particolarmente orgoglioso di avere condiretto con Bobbio e Nicola Matteucci il Dizionario di Politica (2016, 4a ed. ).

Dal 1983 al 1996, è stato eletto tre volte Senatore della Repubblica italiana per la Sinistra Indipendente e per i Progressisti, ha fatto parte della Commissione Bozzi ed è stato fra i promotori dei referendum del 1991 e del 1993. Recentemente ha pubblicato Cittadini senza scettro. Le riforme sbagliate (2015); La Costituzione in trenta lezioni (2015); NO positivo. Per la Costituzione. Per le buone riforme. Per migliorare la politica e la vita (2016); L’Europa in trenta lezioni (2017). E’ altresì co-curatore dell’Oxford Handbook of Italian Politics (2015). Il suo libro più recente è Deficit democratici (2018).  

Dal 2011 fa parte del Consiglio Scientifico dell’Enciclopedia Italiana. Dal luglio 2005 è Socio dell’Accademia dei Lincei.

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Il sera au Forum de Bruxelles ! Il est italien

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Gianfranco Pasquino est diplômé en Sciences politiques et spécialisé en Politique Comparée. Il est professeur émérite en Sciences Politiques de l’Université de Bologne où il a enseigné de 1969 à 2012. Il a reçu trois diplômes honorifiques des universités de Buenos Aires, La Plata et Cordoba.

En août 2014, il a été nommé Huésped de honor(1) de la ville de Buenos Aires.

Il a dirigé la revue il Mulino(2) et la Rivista Italiana di Scienza Politica(3), dont il est un des membres fondateurs. Il est particulièrement fier d’avoir codirigé avec Bobbio et Nicola Matteucci le Dizionario di Politica(4).

De 1983 à 1996, il était sénateur de la République italienne pour la gauche indépendante et les progressistes. Il a été membre de la Commission Bozzi et l’un des promoteurs des référendums de 1991 et 1993.

Il a récemment publié Cittadini senza scettro. Le riforme sbagliate ; La Costituzione in trenta lezioni ; NO positivo. Per la Costituzione. Per le buone riforme. Per migliorare la politica e la vita ; L’Europa in trenta lezioni(5). Il est également co-commissaire du Oxford Handbook of Italian Politics(6). Son dernier ouvrage a pour titre : Deficit Democratici(7). Depuis 2011, il fait partie du conseil scientifique de l’encyclopédie italienne. Et depuis juillet 2005, il est membre de l’Accademia Nazionale dei Lincei.

(1) Invité d’honneur.

(2) Le Moulin.

(3) Revue italienne de Sciences politiques.

(4) Le dictionnaire de la politique, 2016, 4a éd.

(5) Citoyens sans sceptre. Les mauvaises réformes (2015) ; La Constitution en trente leçons (2015) ; NON positif. Pour la constitution. Pour les bonnes réformes. Améliorer la politique et la vie (2016) ; L’Europe en trente leçons (2017).

(6) Manuel de politique italienne, 2015.

(7) Déficits Démocratiques, 2018.

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He will be at the Forum ! He is italian

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Gianfranco Pasquino holds a degree in Political Science with a specialisation in Comparative Politics. He is Professor Emeritus of Political Science at the University of Bologna where he taught from 1969 to 2012. He has received three honorary degrees from the Universities of Buenos Aires, La Plata and Cordoba.

In August 2014, he was named Huésped de honor (1) of the city of Buenos Aires. He was Editor in Chief of the journal Il Mulino (2) and the Rivista Italiana di Scienza Politica (3), of which he is a founding member. He is particularly proud to have co-edited with Bobbio and Nicola Matteucci the Dizionario di Politica (4).

From 1983 to 1996 he was Senator of the Italian Republic for the independent and progressive left. He was a member of the Bozzi Commission and one of the champions of the 1991 and 1993 referendums.

He recently published Cittadini senza scettro. Le riforme sbagliate ; La Costituzione in trenta lezioni ; NO positivo. Per la Costituzione. Per le buone riforme. Per migliorare la politica e la vita ; L’Europa in trenta lezioni(5). He is also co-curator of the Oxford Handbook of Italian Politics (6). His latest book is entitled Deficit Democratici (7). Since 2011, he is part of the scientific council of the Italian encyclopedia. And since July 2005, he is a member of the Accademia Nazionale dei Lincei.

 

(1) Honoured Guest.

(2) The Mill.

(3) Italian Journal of Political Science.

(4) Dictionary of Politics, 2016, 4a ed.

(5) Citizens without Sceptre. Bad Reforms (2015); The Constitution in Thirty Lessons (2015); NO Positivo. For the Constitution. For Good Reforms. Improving Politics and Life (2016); Europe in Thirty Lessons (2017).

(6) Italian Policy Manual, 2015.

(7) Democratic Deficits, 2018.

 

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¡Estará presente en el Foro! El es italiano

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Gianfranco Pasquino se graduó en Ciencias Políticas bajo la dirección de Norberto Bobbio y luego se especializó en Política Comparada con Giovanni Sartori.

Es profesor emérito de ciencias políticas en la Universidad de Bolonia donde enseñó desde 1969 hasta 2012. Obtuvo tres títulos honoríficos : de universidades de Buenos Aires, La Plata y Córdoba.

En agosto de 2014, fue nombrado « Huésped de honor1 » de la ciudad de Buenos Aires.

Fue director de la revista « il Mulino2 » y de la Rivista Italiana di Scienza Política3, de la que es uno de los miembros fundadores.                  

Está particularmente orgulloso de haber co-editado con Bobbio y Nicola Matteucci el « Dizionario di Politica (2016, 4a ed.)4.

De 1983 a 1996, fue elegido senador de la República Italiana por la izquierda independiente y los progresistas. Fue miembro de la Comisión Bozzi y uno de los promotores de los referendos de 1991 y 1993. Recientemente publicó Cittadini senza scettro. Le riforme sbagliate (2015); La Costituzione in trenta lezioni (2015); NO positivo. Per la Costituzione. Per le buone riforme. Per migliorare la politica e la vita (2016);L’Europa in trenta lezioni (2017). 5Il est également co-commissaire du Oxford Handbook of Italian Politics6 (2015). Son dernier ouvrage est Deficit Democratici 7(2018).

Desde 2011, forma parte del consejo científico de la enciclopedia italiana.

Desde julio de 2005, es miembro de la Accademia Nazionale dei Lincei.

 

1.- Invitado de Honor

2,-El Molino

3.- Revista Italiana de Ciencias Políticas.

4.- Diccionario de Política.

5.- Ciudadanos sin cetro. Malas reformas (2015) ; La Constitución en treinta lecciones (2015) ; No positivo. Por la Constitución. Por buenas reformas. Mejorar la política y la vida (2016) ; Europa en treinta lecciones (2017).

6.- Manual de política italiana.

7.- Déficits Democráticos.

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